Inédit/Région : Dès 100 €, on peut investir dans une entreprise près de chez soi !

Inédit/Région : Dès 100 €, on peut investir dans une entreprise près de chez soi !

C’est un acte citoyen ; c’est de l’argent placé issu des bas de laine bien remplis qui a du sens et qui rapporte entre 4 % et 6 %. La région Occitanie s’est associée avec la CRCI et la société toulousaine Wiseed pour créer la plateforme EpargneOccitanie. Pour répondre à leur besoin d’argent frais en vue d’une nouvelle production par exemple, 250 entreprises ont candidaté à ce dispositif unique en France. Vingt sont déjà retenues. Avec l’objectif de réunir 20 M€ en cinq ans. Dans six secteurs principaux : environnement, énergies renouvelables, santé, numérique, alimentation et mobilité.

Carole Delga le répète a l’envi : en un an de crise, grâce à tous les dispositifs mis en place, la région Occitanie “a aidé plus de 60 000 sociétés contribuant à sauver 250 000 emplois”. Mais veut aller plus loin en lançant EpargneOccitanie.fr, (1) une épargne collectée auprès des habitants pour soutenir des projets du territoire. En clair, à partir de 100 €, – sans qu’il y ait un montant maximum- n’importe quel habitant peut participer à un investissement permettant à une entreprise d’Occitanie de se développer et participer ainsi même parfois à de la relocalisation.

Notre leitmotiv est de continuer à fabriquer à Cahors et c’est important que les gens puissent investir localement, l’ancrage territorial est gage de pérennité pour notre entreprise…”

Benjamin Talon, patron de Soben
Pour ce faire, la collectivité s’est associée à la CCI Occitanie et à la société toulousaine Wiseed, qui se présente comme “le premier portail régional du financement participatif”, pour inciter les habitants à soutenir les projets de nos entreprises. Ce crowdfunding d’investissement s’ouvre au grand public sous forme d’actions et obligations, principalement. Président de la CCI régionale, Alain Di Crescenzo a estimé l’existence “d’un surplus d’épargne dû au Covid, estimé à 18 milliards pour la région Occitanie. Si nous parvenons à flécher un seul milliard vers des projets d’entreprises à financer nous pouvons soutenir la création de 17 000 emplois”.

Lors d’une conférence de presse, deux entreprises sélectionnées ont expliqué les raisons de leur participation. Ainsi, Soben dirigée depuis Cahors par Benjamin Talon se spécialise-t-elle depuis quelques années dans la fabrication de droïdes porteurs de charge, de quoi limiter la présence des camions de livraison polluants et encombrants dans les centres-villes qui, d’ailleurs, les refoulent de plus en plus.

“C’est aussi une solution qui fait gagner du temps : avec nos engins, on peut diviser par deux son temps de livraison”, a souligné Benjamin Talon qui a besoin d’argent frais (2 M€) pour “accélérer l’industrialisation des droïdes” qui sont réclamés partout. En France mais aussi en Allemagne, aux USA… “Et notre leitmotiv est de continuer à fabriquer à Cahors et c’est important que les gens puissent investir localement, l’ancrage territorial est gage de pérennité pour notre entreprise…”, souligne le dirigeant qui va participer au Consumer electronic show de Las Végas, la référence mondiale du secteur.

Espadrilles Payote : une boutique à Toulouse et un camion-magasin pour être présent aux festivals
Il en est de même pour l’Atelier Danton qui fait un carton avec sa marque Payote, (chiffon en catalan) créée en 2016 d’espadrilles joliment et gaiement revisitées, totalement made in France, fabriquées à Saint-Paul-de-Fenouillet (P.-O.) Olivier Gelly expliqué : “Nous recherchons 120 000 €, dont 80 000 € pour aménager une seconde boutique à Toulouse, après celle de Perpignan et 40 000 € pour acquérir un camion-magasin à l’ancienne pour se poster dans les festivals et événements d’été.”

Le dirigeant de 36 ans a fait part de son expérience douloureuse qui en est même passé par tous les stades de la difficulté d’entreprendre, y compris l’interdit bancaire. Il en avait marre que l’espadrille chinoise inonde le marché. “Les premières paires je les avais achetées dans une usine à Mauléon (64) dont je pouvais en personnaliser le coton. Tout ça m’est venu un matin où je suis parti travailler avec une espadrille en « 41 » et une en « 43 ». Pour éviter que cela ne se reproduise j’ai pensé à les customiser. Ça a plu. J’ai commencé par 10, puis 20 puis 30, 50 paires, etc. “ Aucune banque ne le suit, ne croyant pas au projet. Aujourd’hui, après avoir vendu sa voiture pour démarrer, la demande explose : “La première année, j’ai fait 120 000 € de chiffre d’affaires. En 2020, 1 M€. Mon objectif : 2 millions de paires en 2024.” Il croule même sous les “10 000 à 15 000 demandes de simples visites de l’atelier, pourtant faite de quatre bureaux et où nous stockons les espadrilles…”

“Une fois toutes les candidatures sélectionnées, on sera plus près des 40 % d’entre-elles qui seront in fine acceptées”

Carole Delga

“Dès 2017, quand j’étais encore secrétaire d’Etat, rapporte Carole Delga sur la genèse du projet, nous étions déjà préoccupés d’une épargne significative des Français. C’est un atout pour l’économie mais c’est aussi une faiblesse” parce que cet argent dort au lieu de servir l’économie réelle. Le mécanisme ? Les services de la Région et Wiseed, qui a déjà une longue expérience (275 M€ collectés en dix ans pour 635 projets), sélectionne des entreprises candidates. Un processus rigoureux qui prend du temps. “Actuellement, 250 entreprises ont candidater. Pour l’instant, nous n’en avons retenu que vingt”, a confié Mathilde Iclanzan, numéro 2 de Wiseed, basée à Toulouse. Carole Delga a renchérit : “Une fois toutes les candidatures sélectionnées, on sera plus près des 40 % d’entre-elles qui seront in fine acceptées.”

Avant tout un acte citoyen au rendement “responsable”
Reste la question du rendement, c’est à dire de l’argent que rapportera l’investissement d’un particulier. “Le rendement moyen sera de l’ordre de 4 % à 6 %”, a indiqué Mathilde Iclauzan, ajoutant que “le capital investi ne sera pas garanti” et que comme le dicte la règle d’airain du financement participatif si le plancher minimum n’est pas atteint tout le monde sera remboursé. “Le capital de départ ne sera pas remboursé en cas d’échec de l’opération de crowdfunding. On trouvera des rendements sans doute plus élevés en bourse mais comme les entreprises sont sélectionnées, auditées et accompagnées, le risque serait minime. Investir dans des entreprises régionales en développement est donc avant tout un acte citoyen. “C’est un rendement responsable”, a qualifié Alain Di Crescenzo.

Dans une opération classique, a ajouté Mathilde Iclanzan, “le ticket moyen par personne participant chez à un crowdfunding notamment dans les énergies renouvelables, l’immobilier ou la santé, nos thèmes clefs, est de 800 €. Et il y revient entre 8 et 11 fois. Nous avons une communauté de 160 000 personnes dont 15 % habitent en Occitanie”, un réservoir de possibles investisseurs citoyens.

Olivier SCHLAMA

(1) Epargne Occitanie. Créée sous la forme juridique d’une SAS au capital de 50 000 € et d’une durée de 12 ans pour permettre d’assurer la continuité du suivi des investissements financés, la société de projets est constituée par l’entreprise régionale Wiseed, principale entreprise française du financement participatif et détentrice de l’ensemble des agréments PSI (prestataire de service d’investissement) nécessaires à cette activité (AMF et ACPR) ; la Région Occitanie, garante de l’intérêt régional du projet et de sa visibilité sur le territoire ; et la CCI Occitanie, dont l’implication a pour objectif de consolider le lien entre épargne citoyenne et les entreprises régionales, au travers notamment de son réseau consulaire d’accompagnement aux entreprises.
Le crowdfunding, littéralement “financement par la foule” est appelé communément finance participative. Il s’agit d’un mode d’investissement, de financement digital permettant d’une part à des citoyens d’accéder à des produits financiers non cotés, et d’autre part, à des entrepreneurs d’accéder à des solutions de financement alternatives ou complémentaires aux acteurs traditionnels (banques, business angels, fonds d’investissements…)
Des sommets. Dans un contexte inédit, le volume des montants financés poursuit sa croissance depuis 2015. Le crowdfunding d’une manière générale a atteint des sommets en 2020 en dépassant le milliard d’Euros1, là où il n’était que de 167 M€ en 2015. Le crowdfunding a connu une croissance de 62 % en 2020 avec plus de 115 000 projets financés, selon Finance Participative France.

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